• Accueil
    • Bataille de Fuentes de Oñoro

Bataille de Fuentes de Oñoro

Au début du XIXème siècle, le village de Fuentes de Oñoro subit les terribles conséquences d’une nouvelle guerre : la guerre d’Indépendance. Avec pour excuse l’invasion du Portugal, les troupes de Napoléon avaient occupé toute l’Espagne. Après le soulèvement de la ville de Madrid, le 2 Mai 1808, la résistance pris de l’ampleur dans toute l’Espagne et Ciudad Rodrigo était prête à ne pas se laisser dominer par les français.

Batalla de Fuentes de Oñoro

Malgré son héroïque résistance, Ciudad Rodrigo succomba le 10 juillet 1810. Suite au pillage imminent par les français, tous les habitants du village de Fuentes de Oñoro abandonnèrent leurs maisons, et le curé cacha les objets de valeur de l’Église. La bataille entre les français et les alliés (anglais, portugais et espagnols sous le commandement du guérillero Don Julián Sanchez dit «El Charro») eut son épicentre au centre ville de Fuentes de Oñoro. Le commandant des troupes alliées était l’anglais Lord Wellington ; les Français eux, étaient aux commandes du maréchal Masséna. L’objectif des français était de ravitailler les troupes françaises assiégées à Almeida, tandis que les alliées souhaitaient de les en empêcher.

Après quelques jours de combat sanglant et de nombreuses pertes de chaque côté, les français se sont attribués la victoire, en la gravant même sur l’Arc de triomphe de Paris, bien que la victoire soit en réalité revenue aux alliés puisque Wellington empêcha le ravitaillement des troupes françaises à Almeida, cause du conflit.

La défaite entraîna d’une part l’échec de Masséna devant Napoléon, d’autre part, la gloire du général anglais.

La ville de Londres, en reconnaissance du village que hissa Lord Wellington au sommet de la gloire, lui a dédié une de ses rues : «Fuentes de Oñoro street ».

L’héroïsme du curé de Fuentes de Oñoro, Don Luis Silva est encore à remarquer puisque, pendant la bataille de Fuentes de Oñoro, il entra dans l’église entre les bombardements de l’artillerie et le feu des flammes pour sauver «le ciboire». Deux cents ans après, le souvenir populaire de l’héroïsme du curé perdure encore, et le ciboire est entré dans l’histoire en occupant le centre du blason du village.